Rien n’est plus beau qu’un pré
Dans un matin d’été,
La brume blanche, épaisse
Traînaille au ras des herbes
Un peu comme du coton qu’on veut effilocher

 

Les bêtes déjà debout
Le bas des pattes caché par cette masse blanche
Animent la prairie de leurs couleurs qui tranchent
La campagne s’éveille et le jour sera doux

 

Pas un bruit, pas un chant d’oiseau…
Tout juste un bruissement
Dans les branches d’un buisson
Il est encore trop tôt
Pour le cri du grillon
Et le chant du moineau

 

Au loin, émergeant des blés d’or,
Le clocher pointé vers le ciel
Avec son coq haut perché
Appellera bientôt les fidèles
Qui pour l’instant dorment encore

 

C’est vrai que le jour sera doux
Mon souvenir aussi.
De cette belle image
Pour les matins chagrins
Je voudrais garder tout
Ce ciel sans nuage
Et ma main dans ta main

Claudine R. (1993)

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septembre 2004