Le front à la vitre collé
Je regarde la nuit tomber
Sur le lac noir et rugissant
Hérissé de vagues
Courtes et pointues
Méchantes lames aiguës.
Le lac est effrayant
Et pourtant il m’attire
Comme un fougueux amant
Ecumant de désir
En face sur l'autre rive
Eclosent des lueurs vives
Etoiles mystérieuses
Surgies au ras de l'eau
Les mâts des bateaux
Sans répit se balancent
Au rythme de mon cœur
Tout en désespérance
De t'avoir perdu
Pourquoi tous ces malentendus
A quoi bon s'aimer
Si l'on ne se comprend plus ?
Un mot de toi me met à l’envers
Nos paroles sont des leurres
Où l'on se prend le cœur 
Où la tête se perd 
 
La solitude nous entoure
Toi et moi chaque jour
 Un peu plus meurtris 
Mais tu souris
Contre tous les vents
Et je pleure en dedans
Personne ne doit savoir
Personne ne doit rien voir
A chaque anniversaire
Tu m'enverras une rose, dis
Ainsi par -delà les mers
Je saurai si tu es en vie
Ou si tu es sous terre
Ce jour-là, mon aimé
Il n'y aura pas de fleur
Rien que le malheur
Heure par heure distillé
Dans un jour sans fin 
Dans un jour  sans lendemain.
CC

CCréation La bande à Léo
 janvier 2004